Sur la route

Location de camping-car en Islande: choisir le bon véhicule et éviter les pièges

Location de camping-car en Islande: choisir le bon véhicule et éviter les pièges
Pour réussir une location de camping-car en Islande, choisissez le bon format de véhicule, vérifiez assurances et routes autorisées, puis préparez nuits, météo et budget carburant avant de réserver.

La recherche camping car islande location cache souvent deux projets différents: louer un vrai camping-car avec cuisine et cabinet de toilette, ou louer un van aménagé plus compact pour parcourir la route circulaire. Les deux options fonctionnent, mais pas pour les mêmes voyageurs ni aux mêmes saisons. L’Islande récompense les itinéraires simples, les marges de temps et les véhicules adaptés au vent, aux pistes et aux nuits fraîches.

À retenir: privilégiez une prise en charge près de Reykjavik ou de l’aéroport, une assurance claire contre gravillons et tempêtes de sable, un chauffage stationnaire efficace et un itinéraire réaliste plutôt qu’un prix d’appel trop bas.

Pourquoi louer plutôt qu’organiser hôtel et voiture

Le véhicule aménagé apporte une vraie souplesse dans un pays où les distances semblent courtes sur la carte mais longues sur la route. Vous pouvez avancer selon la météo, rester une nuit de plus près d’une cascade ou raccourcir une étape quand le vent se lève. Le gain n’est pas seulement financier. Il tient surtout à la liberté de composer ses repas, de démarrer tôt et de dormir près des sites ouverts au camping.

Cette liberté a une limite importante: en Islande, on ne stationne pas n’importe où pour dormir. Les nuits se font dans les campings, les terrains privés qui l’autorisent ou les emplacements prévus. Avant le départ, gardez sous la main la réglementation du stationnement en France et à l’étranger: notre article sur le règlement de stationnement camping-car aide à adopter les bons réflexes.

Quel véhicule choisir selon la saison et le parcours

Un van compact suffit pour deux personnes sur la route 1 en été, surtout si vous voyagez léger. Un camping-car profilé apporte plus de confort pour une famille, des repas à l’abri et des vêtements volumineux. En revanche, il coûte plus cher en carburant et se montre plus sensible au vent. Pour les pistes de l’intérieur, appelées routes F, ne comptez pas sur un camping-car classique: il faut un véhicule expressément autorisé, souvent un 4×4 aménagé, et les loueurs encadrent strictement ces parcours.

ProjetVéhicule conseilléPoint à vérifier
Tour de l’île en étéVan ou petit camping-carChauffage, literie, kilométrage
Famille avec enfantsCamping-car profiléCeintures, rangements, autonomie eau
Hautes terres4×4 autorisé routes FClauses d’assurance et gués interdits
Voyage hors saisonVéhicule isolé avec chauffagePneus, assistance, campings ouverts

Budget réel d’une location en Islande

Le prix de location varie fortement selon juillet, août, l’âge du véhicule et les options. Les tarifs d’appel peuvent paraître séduisants, mais ajoutez l’assurance gravillons, l’assurance sable et cendres si proposée, les frais de jeune conducteur, les draps, la table, les chaises, le gaz, les kilomètres et parfois la navette. Le carburant est aussi un poste sérieux, car un camping-car chargé consomme nettement plus qu’une citadine.

Pour comparer, calculez toujours un coût complet par jour. Incluez les nuits en camping, souvent indispensables pour douche, eau, vidange et électricité. Si vous prévoyez une traversée ou une arrivée par un autre pays avant un futur voyage, l’article sur le tunnel sous la Manche en camping car donne une méthode utile pour vérifier gaz, dimensions et réservation.

Assurances, dépôt et état des lieux

Les dommages les plus fréquents ne sont pas forcément les grands accidents. Ce sont les impacts de gravillons sur pare-brise, les bas de caisse frottés, les portes arrachées par le vent et les traces de sable projeté. Lisez la franchise, le montant bloqué sur la carte et les exclusions. Une assurance peut réduire la franchise sans couvrir les dégâts sous le véhicule, les gués, les pneus ou les erreurs de carburant.

Au départ, filmez le véhicule lentement, y compris toit, pare-chocs, optiques, jantes, dessous accessible, mobilier et compteur. Testez chauffage, réchaud, réfrigérateur, pompe à eau, prises, occultants et fermeture de chaque baie. Demandez où se trouvent la roue de secours, le kit anti-crevaison, les câbles, la notice et les numéros d’assistance.

Itinéraire pratique autour de Reykjavik et de la route 1

Pour un premier séjour de sept à dix jours, la route circulaire demande déjà un bon rythme. Beaucoup de voyageurs sous-estiment les arrêts photo, les baignades chaudes, les pistes secondaires autorisées et les ralentissements météo. Une boucle sud jusqu’à Jökulsárlón, puis retour par le Cercle d’Or, peut être plus agréable qu’un tour complet au pas de charge. Avec deux semaines, le tour devient confortable, à condition de garder une journée tampon.

La location à Reykjavik ou près de Keflavik simplifie la prise en main. Faites vos courses dès le premier jour, téléchargez les cartes hors ligne et repérez les campings ouverts. En période froide, appelez certains campings avant de vous engager, car l’ouverture affichée en ligne n’est pas toujours suffisante pour garantir services et vidanges.

Vie à bord: eau, chauffage, repas et autonomie

L’autonomie dépend surtout du chauffage et de la batterie cellule. Les nuits islandaises restent fraîches même en été, et un chauffage stationnaire fiable change tout. Limitez la consommation électrique, roulez assez pour recharger, et branchez-vous quand le camping le permet. Côté eau, remplissez souvent plutôt que d’attendre le dernier litre. Les douches du véhicule sont rares dans les petits vans, tandis que les campings et piscines municipales sont très pratiques.

Si vous hésitez entre un véhicule compact et un fourgon plus équipé, notre guide sur la douche de fourgon aménagé aide à comprendre les contraintes d’eau, d’étanchéité et d’implantation.

Liste de contrôle avant réservation

  • Comparer le tarif total avec assurances, options et frais de prise en charge.
  • Vérifier routes autorisées, notamment pistes F, gravier et gués.
  • Confirmer kilométrage, chauffage, literie, gaz et assistance 24 h.
  • Lire les conditions de dépôt, franchise, annulation et restitution.
  • Préparer un itinéraire avec campings ouverts et journées de marge.
  • Adapter bagages, vêtements imperméables et chaussures au rangement disponible.

Réserver au bon moment et comparer les loueurs

La haute saison islandaise se concentre sur quelques semaines. Plus vous réservez tard, plus le choix se réduit aux véhicules les plus chers ou les moins adaptés. Comparez les loueurs sur les mêmes bases: catégorie exacte, âge du véhicule, nombre de couchages homologués, chauffage, pneus, équipement cuisine, assistance et politique d’annulation. Les comparateurs de location van Islande sont utiles pour repérer les prix, mais lisez toujours la page du loueur avant de payer.

Regardez aussi les avis récents. Un avis ancien sur un modèle neuf ne vaut pas une série de retours sur la restitution, la gestion des cautions et l’aide en cas de panne. En Islande, une assistance réactive rassure autant que le confort intérieur, car certaines étapes traversent des zones peu habitées.

Routes autorisées, météo et conduite

La route 1 est accessible à la plupart des véhicules en conditions normales, mais la météo peut tout changer. Le vent latéral fatigue, les ponts à voie unique demandent de l’attention et les pistes de gravier projettent des cailloux. Les routes F sont un sujet à part: elles ouvrent selon la saison, peuvent comporter des gués et sont interdites à de nombreux véhicules de location. Ne vous fiez jamais à une photo vue sur un réseau social pour décider d’y aller.

Avant chaque départ, consultez les prévisions locales et l’état des routes. Si une alerte vent fort apparaît, décalez une étape. Un camping-car haut peut devenir difficile à tenir, surtout sur les plaines exposées du sud et de l’est. La meilleure décision consiste parfois à rester au camping, cuisiner tranquillement et repartir le lendemain.

Prise en main à l’aéroport ou à Reykjavik

La location camping car Islande aeroport séduit parce qu’elle évite une navette vers la ville. Pourtant, après un vol fatigant, prendre immédiatement un véhicule haut, inconnu et chargé n’est pas toujours idéal. Si vous arrivez tard, une première nuit proche de Keflavik ou Reykjavik peut sécuriser le départ. Le lendemain, vous aurez le temps de contrôler le véhicule, d’acheter nourriture et cartouches autorisées, puis de régler votre navigation.

À la restitution, prévoyez large. Il faut vider les eaux grises, remplir le carburant, nettoyer l’intérieur selon le contrat et gérer les éventuelles remarques d’état des lieux. Une restitution à l’aube avant un vol international augmente le stress et peut coûter cher si un détail est oublié.

Composer un itinéraire sans courir

Une semaine permet de profiter du sud: péninsule de Reykjanes, Cercle d’Or, cascades de Seljalandsfoss et Skógafoss, plages noires, Vik et lagune glaciaire si le rythme vous convient. Dix jours autorisent un tour plus large, mais avec peu de marge. Deux semaines donnent le temps d’intégrer les fjords de l’Est, le nord, Myvatn et quelques bains chauds sans transformer le voyage en course.

Le piège classique consiste à réserver un véhicule confortable puis à passer toute la journée au volant. Gardez des étapes de moins de 250 kilomètres quand les visites sont nombreuses. En voyage avec enfants, ajoutez des pauses piscine: les bassins municipaux islandais sont abordables, chauds et souvent plus pratiques que la douche du véhicule.

Ce qu’il faut emporter sans surcharger

Les bagages souples se rangent mieux que les valises rigides. Prévoyez vêtements respirants, couche chaude, veste imperméable, bonnet, gants fins, chaussures étanches et serviette compacte. Une multiprise, une batterie externe, des sacs de courses, une lampe frontale et quelques boîtes alimentaires rendent la vie à bord plus simple. Inutile en revanche d’emporter trop de nourriture depuis la France si vous pouvez faire les courses dès l’arrivée.

Pour une location camping-car Islande avis, beaucoup de retours mentionnent la même chose: le confort vient des petits détails. Une literie sèche, des rideaux efficaces, des crochets pour suspendre les vestes et une cuisine organisée comptent plus que quelques chevaux supplémentaires sous le capot.

Gérer le froid, les courses et les campings

Les nuits fraîches imposent une routine simple. Aérez chaque matin pour limiter la condensation, rangez les vêtements mouillés dans un sac séparé et ne coupez pas le chauffage trop longtemps si la météo devient humide. Les campings permettent souvent de recharger, de faire la vaisselle et de prendre une vraie douche. Ils servent aussi de point d’information local, notamment quand une route ferme ou qu’une alerte météo perturbe le programme.

Pour les courses, les supermarchés des grandes villes sont plus intéressants que les petites boutiques isolées. Prévoyez des repas faciles à préparer: pâtes, soupes, skyr, pain, conserves, légumes robustes et boissons chaudes. Un véhicule bien organisé évite d’acheter trop et de perdre de la nourriture faute de place au froid.

Quand choisir un van plutôt qu’un camping-car

Le van aménagé est plus discret, plus maniable et souvent moins cher. Il convient aux voyageurs qui acceptent une vie à bord compacte et utilisent les sanitaires des campings. Le camping-car devient pertinent si vous voulez manger assis à l’intérieur, voyager avec enfants ou garder davantage d’affaires au sec. Sur routes venteuses, le gabarit du van rassure, mais son isolation peut être plus limitée.

Le bon compromis consiste à ne pas payer pour des équipements que vous n’utiliserez pas. Une douche intérieure peu pratique, un très grand couchage ou un salon spacieux ne servent à rien si votre itinéraire privilégie randonnées et piscines. À l’inverse, économiser sur le chauffage ou les pneus peut gâcher tout le séjour.

Dernier point: demandez comment se passe l’assistance hors horaires et quelles photos sont exigées en cas de dommage. Notez les numéros utiles sur papier, car une batterie de téléphone vide ou un réseau faible complique vite une situation simple.

Ajoutez enfin une marge dans le budget pour laver le véhicule, remplacer une petite pièce perdue ou payer une nuit de camping supplémentaire. Cette réserve évite de transformer un imprévu normal en arbitrage pénible pendant les vacances.

Questions fréquentes

Quel est le prix de location d’un camping-car en Islande ?

Il dépend de la saison et du véhicule. Le bon réflexe est de comparer le prix journalier avec assurances, kilomètres, options, carburant et nuits en camping, car le tarif affiché seul ne reflète presque jamais le coût final.

Où louer un camping-car en Islande ?

La plupart des prises en charge se font autour de Reykjavik ou de l’aéroport de Keflavik. C’est pratique pour récupérer le véhicule, faire les courses et rejoindre rapidement le Cercle d’Or ou la côte sud.

Peut-on conduire avec un permis français ?

Oui, pour un séjour touristique classique et un véhicule correspondant à la catégorie du permis. Vérifiez toutefois l’âge minimal du loueur, l’ancienneté de permis demandée et les conditions particulières du contrat.

Où stationner pour la nuit ?

Il faut dormir dans les campings, terrains privés autorisés ou emplacements prévus. Le bivouac sauvage avec véhicule aménagé est très encadré et peut exposer à une amende.

Une location réussie en Islande tient moins à la taille du véhicule qu’à la cohérence entre saison, route, assurance et rythme. Réservez tôt en été, gardez de la marge et choisissez le véhicule qui vous fera voyager sereinement, même quand la météo impose de ralentir.

À propos de l’auteur

Yann L.

Ancien artisan menuisier reconverti en nomade a plein temps. Sur la route depuis 2018 a bord de son fourgon Ducato amenage de ses mains. Roule, entretient et bricole : itineraires, mecanique et amenagement vecus, sans filtre Instagram.