Sur la route

Islande en camping car : le guide en 7 points pour préparer le road trip d’une vie

Islande en camping car : le guide en 7 points pour préparer le road trip d’une vie

En bref :

  • La Route 1 fait le tour complet de l’île en 10 à 14 jours.
  • Le camping sauvage est interdit, seuls les campings aménagés sont autorisés.
  • Compte 150 à 250 euros par jour : c’est une destination chère.
  • L’été reste la seule saison réellement praticable pour la plupart.
  • Un 4×4 est indispensable pour les pistes F de l’intérieur.

Il y a des voyages qu’on prépare pendant des années avant d’oser. L’Islande en camping car fait partie de ceux-là. Une île de feu et de glace où tu roules entre un volcan et une cascade, où le soleil ne se couche pas en juin, et où ton véhicule devient ta bulle face à une nature qui ne pardonne pas l’improvisation. C’est le rêve de beaucoup de camping-caristes, et je fais partie de ceux qui l’ont en ligne de mire.

Je roule en Ducato aménagé depuis 2018, et si l’Islande impose ses propres règles, la logistique d’un tel road trip, je la connais par cœur. Voici le guide que j’aurais aimé avoir avant de me lancer : ce qu’il faut savoir sur le véhicule, le budget, la conduite et la saison pour réussir son Islande en camping car sans mauvaise surprise.

Ici, le camping-car n’est pas un luxe, c’est le moyen de transport le plus logique. Les distances sont grandes, les hébergements rares et chers, et la météo change toutes les heures. Avoir son toit, son lit et sa cuisine sur roues change tout. L’Islande en camping car, c’est la liberté de s’arrêter devant une cascade et d’y dormir, ou presque.

Le pays se parcourt essentiellement par la Route 1, la fameuse route circulaire qui fait le tour de l’île sur environ 1 300 kilomètres. En dehors, on entre dans les hautes terres, sauvages et exigeantes. C’est cette combinaison d’accessibilité et de nature brute qui rend l’expérience unique en Europe.

Islande en camping car : le guide en 7 points pour préparer le road trip d'une vie

Louer sur place ou amener son véhicule ?

Première grande décision, et elle structure tout le voyage. Faire son Islande en camping car peut se jouer de deux façons : louer un véhicule sur place ou embarquer le sien par bateau. Les deux ont une logique très différente, et le choix conditionne tout le reste d’un Islande en camping car réussi.

La location en Islande

C’est l’option la plus simple pour un premier voyage. De nombreux loueurs à Reykjavik proposent des vans et camping-cars adaptés au terrain, souvent en 4×4. Tu arrives en avion, tu récupères le véhicule, tu roules. L’inconvénient, c’est le prix : la location est chère, surtout en haute saison, et il faut réserver des mois à l’avance.

Le ferry depuis le Danemark

Amener son propre véhicule passe par le ferry de la compagnie Smyril Line, au départ du Danemark, via les îles Féroé. La traversée dure environ deux jours. Ça n’a de sens que pour un long séjour, car le coût et le temps de transport sont importants. Mais rouler dans son propre camping-car, aménagé à son goût, reste un confort inégalable pour qui part longtemps.

Le budget réel d’un road trip en Islande en camping car

Soyons honnêtes : l’Islande coûte cher, et il vaut mieux le savoir avant de partir. Entre la location ou le ferry, le carburant, les campings et une nourriture au prix élevé, le budget grimpe vite. Budgétiser son Islande en camping car est la meilleure façon d’éviter les mauvaises surprises sur place. Voici les ordres de grandeur pour un couple.

PosteBudget quotidien (couple)
Location du véhicule80 à 150 €
Carburant25 à 40 €
Campings25 à 40 €
Alimentation30 à 50 €
Total moyen150 à 250 €/jour

Le carburant est notablement plus cher qu’en France, et les courses aussi. Le bon réflexe, c’est de faire un gros ravitaillement dès l’arrivée dans les supermarchés discount et de cuisiner à bord au maximum. C’est là qu’un véhicule autonome bien équipé fait toute la différence sur la note finale.

Conduire en Islande : règles, pistes et sécurité

La conduite islandaise ne s’improvise pas. Réussir son Islande en camping car passe par le respect strict de règles pensées pour un environnement hostile. La vitesse est limitée à 90 km/h sur les routes goudronnées et 80 sur les pistes de graviers.

Les pistes F et le 4×4

Les routes de l’intérieur, appelées pistes F, sont interdites aux véhicules non 4×4, et c’est une règle de sécurité, pas une formalité. Elles comportent des gués à traverser, des rivières sans pont. Avec un camping-car classique deux roues motrices, tu restes sur la Route 1 et les axes goudronnés, ce qui suffit largement pour un premier tour de l’île.

Le vent, danger sous-estimé

Personne n’en parle assez : le vent islandais est violent et peut arracher une portière ouverte ou déstabiliser un véhicule haut. Tiens toujours ta porte fermement, gare-toi face au vent, et surveille les prévisions. C’est le vrai piège de l’Islande en camping car, bien plus que le froid.

À retenir : à mon sens, le réflexe qui sauve un road trip islandais, c’est de consulter chaque matin les sites officiels de météo et d’état des routes. Les conditions basculent en quelques heures, et un itinéraire prévu peut devenir infranchissable. La prudence prime toujours sur le programme.

Où dormir : le camping obligatoire

Attention, c’est le point qui surprend le plus. Depuis 2015, le camping sauvage est interdit en Islande pour préserver une nature fragile. Passer la nuit hors d’un camping aménagé t’expose à une amende. Fini l’image du van garé n’importe où face aux glaciers.

Heureusement, le pays dispose d’un bon réseau de campings, ouverts surtout l’été, avec sanitaires et parfois cuisine. Comptez 12 à 20 euros par personne et par nuit. Une carte de réduction, la Camping Card, peut rentabiliser le séjour si tu enchaînes les nuits. Repère tes étapes à l’avance, car certains campings ferment hors saison. C’est une contrainte à intégrer dès la préparation de ton Islande en camping car.

Quand partir et quel itinéraire suivre

La saison est presque imposée. De juin à août, les routes sont ouvertes, les campings fonctionnent et tu profites du soleil de minuit, cette lumière qui ne s’éteint jamais. C’est la période idéale pour un premier Islande en camping car, malgré l’affluence et les prix hauts.

Côté itinéraire, la Route 1 reste la colonne vertébrale. Compte 10 à 14 jours pour en faire le tour sans courir, en t’arrêtant sur les incontournables : la cascade de Gullfoss, les geysers, la lagune glaciaire de Jökulsárlón et les fjords de l’Est. Hors de cette route, chaque détour vers un fjord ou une piste demande du temps et un véhicule adapté.

Mon conseil pour préparer ce voyage sereinement

Mon constat après des années à préparer des road trips exigeants : l’Islande récompense ceux qui anticipent et punit les improvisateurs. Réserve ton véhicule et tes premières nuits très à l’avance, prévois une marge de budget confortable, et ne surestime pas les distances que tu peux couvrir dans une journée. Le pays se mérite au rythme lent.

À mon sens, le choix du véhicule est déterminant. Pour rester sur la Route 1, un camping-car ou un van bien isolé suffit. Si tu vises l’intérieur, il faut impérativement un 4×4. Avant un tel périple, la fiabilité du véhicule est cruciale : les mêmes vérifications que sur un camping-car d’occasion s’imposent, et un intégral bien équipé apporte un vrai confort pour affronter le climat. Prépare aussi ton autonomie énergétique, un poste que je détaille dans mon guide sur la gestion du confort à bord.

Conclusion

L’Islande en camping car reste l’un des plus beaux road trips que l’Europe puisse offrir, à condition de le préparer avec sérieux. Budget élevé, camping sauvage interdit, vent redoutable et pistes réservées aux 4×4 : ce sont les réalités à intégrer avant de rêver aux cascades. Choisis bien entre location et ferry selon la durée, cale ton départ sur l’été, respecte la Route 1 si ton véhicule n’est pas tout-terrain, et surveille la météo chaque matin. Bien préparé, ce voyage devient inoubliable. Précipité, il peut vite tourner à la déconvenue coûteuse.

Questions fréquentes

Le camping sauvage est-il autorisé en Islande ?

Non. Depuis 2015, le camping sauvage est interdit pour protéger la nature. Il faut dormir dans les campings aménagés, sous peine d’amende. Le pays dispose d’un réseau suffisant, surtout ouvert l’été.

Quel budget prévoir pour l’Islande en camping car ?

Compte entre 150 et 250 euros par jour pour un couple, selon la saison et le type de véhicule. La location, le carburant et l’alimentation y sont nettement plus chers qu’en France.

Faut-il un 4×4 pour visiter l’Islande ?

Pas pour la Route 1, praticable avec un camping-car classique. En revanche, les pistes F de l’intérieur, avec leurs gués, sont interdites et dangereuses sans un vrai 4×4.

Quelle est la meilleure saison pour partir ?

De juin à août : les routes sont ouvertes, les campings fonctionnent et le soleil de minuit offre des journées sans fin. C’est la seule période réellement adaptée à un premier voyage.

À propos de l’auteur

Yann L.

Ancien artisan menuisier reconverti en nomade a plein temps. Sur la route depuis 2018 a bord de son fourgon Ducato amenage de ses mains. Roule, entretient et bricole : itineraires, mecanique et amenagement vecus, sans filtre Instagram.